La foule (samedi 26 novembre)
Deux cents migrants à la rue. Des associations se mobilisent (Envols, Utopia, MSF...) et viennent sur le campement. Ce jour-là, il y a des gens du campement malades, d'autres sont partis. Un seul parle français, il devient le porte-parole, tous les manifestants militants d'assos l'écoutent, tous ceux du camp aussi l'écoutent. Le préfet arrive en voiture, essaie de calmer les revendications, promet qu'il va trouver une solution et qu'il ne fait pas s'inquiéter. Il s'en va en voiture, un car arrive, les migrants se pressent pour entrer dedans, ils se piétinent même pour entrer en premier. Ils partent, mais est-ce qu'ils sont vraiment mis à l'abri ?
C’est place de la Nation il y a beaucoup de monde qui manifeste contre le prix de l’essence, il a pénurie dans les stations, les voitures font de longues files d'attente, les coups de klaxon fusent, puis les injures et les disputes.
Manifestation devant le Panthéon contre les féminicides. Les femmes forment un arc de cercle et ont chacune une pancarte avec le nom d'une femme tuée dans l'année. Elles les soulèvent devant elles d'un même mouvement. Et pour finir monte « le Chant des femmes », entonné à une puis deux puis dix, puis toutes ensemble entre jeunes, moins jeunes et plus vieilles : moment de bonheur et de chaleur .



